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Alerte rouge : quand la météo va-t-elle balayer la pollution ?
Cette semaine est calme et très ensoleillée, avec des conditions anticycloniques qui s’imposent sur le territoire. Pour conséquence, le seuil d’alerte maximal à la pollution aux particules fines est atteint sur les deux tiers du territoire, en particulier sur la moitié nord. Le temps calme qui nous accompagne depuis quelques jours s'éternise dans le pays. L'absence de vent,...
Le temps calme qui nous accompagne depuis quelques jours s'éternise dans le pays. L'absence de vent, ainsi que de nuages participent à la concentration des particules fines émises dans les grandes zones urbaines. De ce fait, la qualité de l'air dans les villes de Lille, Lyon, Paris et Rouen par exemple est actuellement considérée comme trés mauvaise, atteignant à Paris l'indice 10 sur un maximum de 10. Ce pic pourrait être un record depuis 2007.
Les particules fines
Le polluant atmosphérique mis en cause sont les particules fines : 10 fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu, ce sont des composés solides en suspension émis par la combustion. On les nomme des " PM10 " car ce sont des particules de diamètre inférieur à 10 microns. Leur origine est soit naturelle (vent, poussières...) soit anthropique (activités humaines), avec l'industrie, la combustion de bois (chauffage), l'agriculture et le trafic (combustion du diésel).
Le seuil d'alerte est déclenché à partir d'une concentration de 80 microgrammes par mètres cubes d'air. Cette semaine, la concentration dépasse les 230 µg/m3 de l'Ile de France au Nord-Pas-de-Calais.
Quels risques et quels conseils ?
Pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires et cardiaques, les asthmatiques ou les personnes âgées et les très jeunes enfants, l'ADEME conseille, dans les zones exposées à des concentrations élevées en polluants, de ne pas réaliser d’exercice physique intense et/ou prolongé. Pour réduire le niveau de pollutions, les autorités donnent plusieurs recommandations :
- utilisation des transports en commun
-réduction des vitesses maximales
- limitation de l’utilisation de véhicules non équipées de filtres à particules
- interdiction de brulage des déchets verts
- limitation du chauffage au bois Les conditions restant calmes au moins jusqu'à vendredi, ce pic de pollution devrait donc rester d’actualité lui aussi.
Quand les conditions météo vont-elles balayer cette pollution?
Pour que la situation se débloque, il suffit qu'un peu de vent se lève sur notre pays : un vent provenant du nord-ouest ou de l'ouest de préférence, car un vent d'est rabattrait sur la France les nuages de particules issus d'Allemagne et du Bénélux. Ce sera le cas à partir de vendredi soir : un petit air de secteur nord-ouest se lèvera sur les côtes de la Manche : la chappe de pollution sera poussée vers le sud, tandis que la qualité de l'air s'améliorera assez rapidement au nord de la Seine dans la nuit de vendredi à samedi.
Même s'il ne pleut pas, "la levée de ce petit vent et le changement de masse d'air sera suffisant pour améliorer nettement la situation", indique Emmanuel Stréby, météorologue spécialisé en pollution atmosphérique à Météo Consult. Il suffit donc de peu pour que les particules, bloquées dans une masse d'air, se décalent à la même vitesse que le vent (soit environ 40 km/h à partir de samedi matin).
Samedi en cours de journée, la chappe de polluants se décalera vers le sud de la France avant de s'évacuer en Méditerranée sous l'effet du Mistral et de la Tramontane qui se renforceront. Au nord de la Loire, la concentration de particules devrait repasser en-dessous de 30 µg/m3 d'air contre plus de 200 actuellement.
Quelle évolution pour la semaine prochaine?
L'anticyclone Atlantique devrait regonfler vers la France après sa petite faiblesse du week-end. Mais à ce jour, nos prévisions envisagent le maintien d'un petit vent de nord ou de nord-ouest, ce qui devrait être suffisant pour empêcher de nouveaux pics de pollution aussi importants que ce que nous connaissons actuellement.
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