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Après un mois de février exceptionnellement pluvieux, la France bascule dans le printemps

Par Régis Crépet, météorologue
mis à jour le

Le contraste est saisissant. Après un mois de février remarquablement pluvieux mais très doux, la France a basculé dès le 1er mars (premier jour du printemps météorologique) vers un régime beaucoup plus doux et lumineux. Ce changement de circulation marque une bascule brutale entre l'hiver, désormais fini, et un printemps particulièrement précoce.

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Ambiance printanière bien installée sur notre pays © Image d'illustration @Adobe Stock

Une transition atmosphérique brutale à l’échelle synoptique

Février s’est caractérisé par un flux océanique dominant, associé à des anomalies de pression basses sur l’Atlantique nord et à des séquences pluvieuses fréquentes, notamment sur la façade ouest et le sud du pays. Malgré ce mauvais temps, la douceur a été exceptionnelle avec +3,5°C au-dessus des moyennes, en faisant le deuxième mois de février le plus doux après 1990. Depuis le 1er mars, début du printemps météorologique, la configuration a changé : la mise en place d’un flux de sud à sud-ouest a propulsé l’indicateur thermique national nettement au-dessus des normales, avec des excédents atteignant localement +10°C. Les maximales dépassent désormais fréquemment 15 à 18°C sur une large moitié du pays, ponctuellement 20°C dans le sud-ouest, soit des valeurs typiques d’une mi-avril.

Un régime désormais plus lumineux et propice à la convection

Ce basculement s’accompagne d’un ensoleillement en nette hausse et d’une atmosphère plus dynamique en basses couches. L’épisode pluvieux attendu au sud, suivi ce week-end de bourgeonnements instables, illustre une évolution typiquement printanière : l’augmentation de l’énergie disponible favorise les premiers développements convectifs diurnes. Les cumulus deviennent plus fréquents l’après-midi, parfois porteurs d’averses localisées. ce type de temps se poursuivra à priori jusqu'à la mi-mars.

La douceur est durable, et devrait persister jusqu'à la mi-mars © La Chaine Météo

Si l’ambiance générale confirme que la séquence hivernale est derrière nous à grande échelle, la saison reste transitoire : des descentes d’air plus frais, voire des gelées tardives, demeurent possibles jusqu’au début avril, sans remettre en cause la dynamique printanière engagée.

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