Actualités Météo

Vers un risque de gel de printemps début avril ? Deux scénarios encore incertains

Par Cyril Wuest, météorologue
mis à jour le

Après la douceur printanière de ces derniers jours, un changement de temps se profile pour la semaine prochaine avec un refroidissement marqué.

Consulter la météo de votre ville
Scénario GFS © LCM

À l’approche du début avril, la question d’un éventuel épisode de gel de printemps se pose, avec des conséquences potentiellement importantes pour la végétation. Les modèles divergent encore sur l’intensité et la nature de ce refroidissement.

Quelle situation météo se dessine à l’échelle européenne ?

Les dernières projections montrent une réorganisation de la circulation atmosphérique à l’échelle du continent. Un anticyclone pourrait se renforcer sur l’Atlantique nord et les îles britanniques, favorisant la mise en place d’un flux de nord à nord-ouest sur la France.

Dans ce contexte, de l’air plus froid d’origine polaire descendrait vers l’Europe occidentale, entraînant une baisse sensible des températures, notamment en milieu de semaine prochaine et possiblement jusqu’au début du mois d’avril.

Scénario GFS : un froid sec propice aux gelées marquées ?

Le modèle américain privilégie actuellement un scénario dominé par des conditions anticycloniques sur la France. Dans cette configuration, l’air froid s’accompagne d’un ciel souvent dégagé et de vents faibles.

Scénario européen © LCM

Ce type de situation est particulièrement redouté en arboriculture, car les températures peuvent localement descendre nettement sous 0°C, notamment dans les zones rurales et les fonds de vallée.

Scénario européen : un froid plus humide et moins propice au gel ?

À l’inverse, le modèle européen propose une situation plus dépressionnaire sur une partie de l’Europe, avec un flux plus humide circulant sur la France.

Dans ce cas, la couverture nuageuse serait plus présente et quelques précipitations pourraient se produire. Le vent limiterait aussi le refroidissement et le rayonnement nocturne.

Pourquoi le risque de gel est-il surveillé de près ?

Le contexte actuel rend la végétation particulièrement vulnérable. Les conditions douces récentes ont favorisé un redémarrage précoce de la végétation.

Or, à ce stade de développement, les bourgeons et jeunes feuilles deviennent très sensibles au froid. Une gelée même modérée peut alors endommager les cultures et compromettre les récoltes, comme en 2021.

Partagez cet article

À lire aussi

Articles les plus lus