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Nappes phréatiques : la vidange se poursuit en France malgré les pluies de mai
Malgré un mois de mai plus arrosé que la normale, les nappes phréatiques continuent globalement de se vider en France. Les pluies tombées durant la première décade du mois de mai ont peu contribué à leur recharge. Si la situation reste globalement satisfaisante grâce aux réserves accumulées durant l'hiver, plusieurs régions présentent déjà des déficits qui pourraient s'accentuer en cas d'été sec.
Une tendance à la baisse sur la plupart des nappes phréatiques
La baisse saisonnière des nappes phréatiques continue en France, avec une période de vidange qui se poursuit. Selon le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), au 1er juin, 77% des nappes sont en baisse, contre seulement 8 % en hausse. 15% des nappes sont dans une évolution plutôt stable.
Les pluies observées en mai peu efficaces
Malgré un mois de mai excédentaire (+18% par rapport à la normale en termes de précipitations relevées), les pluies observées en mai, et surtout durant la première décade du mois, ont eu peu d'effet sur les ressources souterraines. En effet, la majeure partie de l'eau ayant été absorbée par les sols et la végétation, très peu d'eau reste donc disponible pour s'infiltrer profondément dans les nappes phréatiques.
Une situation qui reste malgré tout satisfaisante
Malgré cette vidange généralisée, la situation reste globalement satisfaisante à l'échelle nationale. Près de 58 % des nappes présentent des niveaux proches ou supérieurs aux normales, grâce à une recharge efficace durant l'automne et l'hiver. 42% des nappes présentent donc des niveaux sous les normales.
Les nappes dites « inertielles », notamment celles de grands bassins sédimentaires, conservent encore des réserves confortables. La situation est plus contrastée pour les nappes réactives, plus sensibles aux conditions météorologiques récentes, avec des déficits marqués, notamment en Lorraine, Champagne et sur certaines zones du Massif central.
Quelle tendance pour les mois à venir ?
Pour les prochains mois, l'évolution dépendra fortement des pluies à venir. À court terme, les réserves accumulées durant l'hiver permettent d'aborder l'été avec une certaine sérénité. En revanche, si un déficit pluviométrique marqué s'observe dans les prochains mois, certaines nappes déjà fragiles pourraient se dégrader rapidement d'ici la fin de l'été. Les perspectives restent donc relativement favorables à court terme, mais plus incertaines pour la seconde partie de la saison estivale.