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Canicule : vers un épisode durable la semaine prochaine
La canicule devrait se prolonger une grande partie de la semaine prochaine en France. Après un pic très intense en début de semaine, une atténuation par le nord pourrait intervenir autour du week-end du 28 juin, sans exclure une nouvelle séquence très chaude ensuite en juillet.
Une sévérité qui continue d’augmenter
La vague de chaleur en cours prend une dimension de plus en plus remarquable. Sa sévérité, qui cumule jour après jour les dépassements de l’indicateur thermique national au-dessus du seuil de vague de chaleur, continue de progresser rapidement. Elle atteindrait désormais 49,4 degrés cumulés, contre 35,7 la veille, se rapprochant de la référence absolue d’août 2003, dont la sévérité avait atteint 58,5. À ce stade, l’épisode de juin 2026 se classerait au 2e rang des vagues de chaleur les plus sévères, avec une durée projetée de 13 jours et une intensité maximale pouvant atteindre 30,4°C (indicateur thermique national prévu pour lundi et mardi prochains).
Un blocage durable, mais une sortie possible par le nord
Cette persistance s’explique par un dôme de hautes pressions installé sur la France et l’Europe de l’Ouest, maintenant une masse d’air subtropicale sur le pays. Sous cet anticyclone, l’air descend, se comprime et se réchauffe, tandis que l’ensoleillement de fin juin entretient la surchauffe. Quelques orages pourront provoquer des baisses temporaires, mais sans changement durable de masse d’air dans un premier temps. Une atténuation plus nette devient toutefois probable par le nord autour du week-end du 28 juin, avec l’affaissement progressif du dôme anticyclonique vers le sud. Les régions méridionales pourraient rester très chaudes plus longtemps.
Vers une pause seulement temporaire ?
La suite reste à surveiller, car les grandes ondulations atmosphériques, appelées ondes de Rossby, apparaissent encore peu mobiles à l’échelle de l’Europe. Cela peut favoriser une récurrence de régimes chauds, même après une baisse temporaire des températures. Le parallèle avec août 2003 doit rester prudent : 2003 demeure la référence par sa durée, sa sévérité et son impact, mais l’épisode actuel présente déjà plusieurs marqueurs comparables, avec une chaleur très intense, durable et difficile à évacuer.
La semaine prochaine pourrait donc prolonger l’un des épisodes les plus marquants observés en France, avant une possible respiration par le nord, qui ne garantirait pas encore une sortie durable de la chaleur pour le mois de juillet.