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Incendies : l’Arizona frappé par un important feu, la France aussi sous haute surveillance
Aux États-Unis comme en France, la saison des incendies démarre sous tension. En Arizona, le Pocket Fire a déjà brûlé plus de 8 500 hectares, tandis qu’en France, chaleur, sécheresse et vent font grimper en flèche le risque d’incendie, et la saison ne fait que commencer.
Le Pocket Fire, qui s’est déclaré le 19 juin au nord de Sedona, en Arizona, illustre la violence des incendies de ce début d’été dans l’ouest américain.
Au dernier bilan, le feu, dont la maitrise est encore partielle, a parcouru environ 9 500 hectares. Plus de 1 100 personnes sont mobilisées pour contenir les flammes dans un secteur difficile d’accès, marqué par des reliefs, des canyons et une végétation très sèche.
En Arizona, un feu attisé par la sécheresse et le vent
En France comme aux USA la saison des démarre sous tension. En Arizona, le #PocketFire a déjà brûlé + de 9 500 hectares, tandis qu’en #France, chaleur, sécheresse et vent font ↗ le risque d’#incendies. 8 700ha sont déjà partis en fumée depuis le début de la saison. pic.twitter.com/2O3SYbJs7y
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) July 3, 2026
Depuis son départ près d’Oak Creek Canyon, le Pocket Fire a connu une progression rapide, notamment sous l’effet d’un air très sec, de fortes rafales et d’une végétation hautement inflammable. Les moyens engagés sont importants, l’objectif est de protéger les secteurs habités et de sécuriser les axes routiers. La situation reste délicate, même si la progression du feu commence à être mieux contenue. Des zones d’évacuation ou de pré-évacuation concernent encore certains secteurs proches de Sedona, tandis que la fumée dégrade localement la qualité de l’air.
En France aussi, une saison qui démarre fort
Ce feu américain trouve un écho en France, où la saison des incendies commence également de manière très précoce et sous haute surveillance. Après une fin juin marquée par une canicule historique, les sols et la végétation se sont fortement asséchés, surtout sur l’arc méditerranéen. Plusieurs départements du sud ont déjà été placés en danger très élevé de feux de forêt, notamment autour du Languedoc, de la Provence et de la basse vallée du Rhône.
Depuis le début de la saison, près de 7 000 départs de feu auraient déjà été recensés en France, pour environ 8 700 hectares brûlés. Ce bilan, encore provisoire, traduit la combinaison redoutable de la sécheresse, des fortes chaleurs, du mistral ou de la tramontane (la fameuse règle des trois 30) , mais aussi de la fréquentation accrue des espaces naturels au début des vacances d’été.
Même mécanique météo : chaleur, vent et végétation sèche
De l’Arizona au sud de la France, le risque incendie repose sur une mécanique similaire : une végétation desséchée, des températures élevées, une humidité très basse et du vent.
Ce cocktail favorise non seulement les départs de feu, souvent d’origine humaine, mais aussi leur propagation rapide. En France, le danger est d’autant plus marqué que de nouveaux épisodes de très forte chaleur sont prévus à partir de dimanche, avec un risque de canicule sur une partie du sud du pays.
La vigilance doit donc rester maximale ces prochains jours. Aucun mégot, barbecue, feu de camp ou travaux produisant des étincelles ne doit être sous-estimé près des zones sèches. En période de risque élevé, un simple départ de feu peut parcourir plusieurs hectares en quelques minutes.