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La sécheresse devient exceptionnelle avec un niveau approchant celle de 1976
Avec les vagues de chaleur et canicules qui se succèdent et l'absence durable de précipitations, à l'exception de quelques orages, l’humidité des sols pourrait atteindre d’ici la fin de semaine un niveau exceptionnel, comparable à celui de l’été 1976.
Un début d’été météorologique très peu arrosé
Depuis le 1er juin, les pluies sont restées très insuffisantes sur une grande partie du pays. Les quelques orages observés localement ont pu apporter un soulagement très ponctuel, mais sans amélioration durable. Ils ont souvent été trop isolés, trop brefs ou trop irréguliers pour recharger réellement les sols.
Le déficit est parfois spectaculaire. À Narbonne, il n’est pas tombé de pluie depuis le début de l’été, contre une moyenne d’environ 35 mm. Sur des villes comme Saumur, Cognac, Toulouse, Nantes, Paris ou Dijon, les cumuls restent eux aussi très inférieurs aux normales, avec un déficit pluviométrique de -60 à -80%.
La canicule aggrave la situation
La nouvelle vague de chaleur va accentuer le phénomène. Sous l’effet d’un blocage anticyclonique, les perturbations atlantiques sont repoussées vers le nord de l’Europe, tandis qu'un dôme de chaleur concerne la France avec une chaleur qui s'emmagasine et fait grimper les températures au fil des jour.
Les températures maximales atteindront fréquemment 35 à 40°C sur une large partie du pays, avec des pointes supérieures à 40°C possibles dans le sud-ouest et sur l'arrière-pays méditerranéen. Cette chaleur intense augmente fortement l’évaporation et accélère l’assèchement de la végétation.
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Vers un niveau comparable à 1976 ?
L’indicateur hydrique glissant sur 90 jours montre une dégradation rapide de la situation hydrologique des sols. En fin de semaine, la situation pourrait rejoindre les niveaux les plus bas observés lors de l’été 1976, référence historique en matière de sécheresse en France.
Cette sécheresse augmente le stress de la végétation, fragilise les cultures et réduit les réserves superficielles en eau. Elle favorise aussi une forte hausse du risque d’incendies, y compris dans des régions habituellement moins exposées.
Sans retour de passages pluvieux conséquents ces prochaines semaines, ce qui n'est pas prévu, la sécheresse ne serait alors plus seulement un phénomène estival classique, mais un épisode majeur, aux lourdes conséquences sur les plans agricole, hydrologique et environnemental.