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Pollens et allergies ce jeudi : risque élevé, mais la sécheresse commence à peser sur les graminées

Par Cyril Wuest, météorologue
mis à jour le

Le risque allergique reste élevé ce jeudi sur une grande partie du pays, sous l’effet d’un temps chaud, sec et très ensoleillé. Chêne, graminées et urticacées restent les principaux pollens à surveiller, même si la sécheresse durable pourrait progressivement limiter la production de graminées dans les secteurs les plus touchés.

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Un risque allergique élevé sur la quasi-totalité du territoire

Le niveau de risque atteint encore 4 sur 5 dans douze des treize régions françaises, signe d’une exposition forte pour les personnes allergiques. Seule la Corse affiche un niveau un peu moins élevé, avec un indice maximal de 3, grâce à l’influence maritime qui limite partiellement les concentrations.

La situation reste particulièrement sensible en Nouvelle-Aquitaine, en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Île-de-France, où les niveaux les plus élevés sont encore observés. Dans ces régions, l’absence de pluie entretient une forte présence de pollens dans l’air, malgré une végétation déjà fragilisée par la chaleur.

Chêne, graminées et urticacées restent bien présents

Trois familles polliniques dominent encore l’ambiance allergique. Le pollen de chêne conserve des niveaux élevés à très élevés, surtout dans l’ouest et le centre du pays. Les graminées restent également très surveillées, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, même si leur saison pollinique pourrait commencer à s’essouffler plus rapidement dans les zones les plus sèches.

Les urticacées, quant à elles, maintiennent des concentrations élevées sur une grande partie du territoire. L’armoise commence aussi à apparaître dans certains secteurs, notamment dans les Hauts-de-France et le Centre-Val de Loire, annonçant progressivement l’entrée dans une nouvelle phase de la saison pollinique.

Canicule et sécheresse : un effet à double tranchant

Le temps chaud, sec et anticyclonique favorise encore la dispersion des pollens. L’absence de précipitations empêche le lessivage de l’atmosphère, tandis que le vent, même faible à modéré, peut maintenir les grains en suspension. Les personnes sensibles peuvent donc continuer à ressentir des symptômes marqués, notamment lors des sorties en journée.

Mais la sécheresse prolongée peut aussi finir par limiter la production de certains pollens, en particulier ceux des graminées. Après un pic souvent observé en juin, les fortes chaleurs et le manque d’eau accélèrent le dessèchement des prairies et des herbes. Dans les secteurs où la végétation jaunit rapidement, le réservoir pollinique peut donc diminuer plus vite en juillet.

Conseils pratiques

Gardez les vitres fermées en voiture et privilégiez la ventilation en mode recyclage.

Évitez de faire sécher le linge dehors, car les pollens se déposent facilement sur les tissus.

Rincez vos cheveux le soir afin de limiter les pollens ramenés dans la chambre.

Limitez les activités sportives en plein air lors des heures les plus chaudes et les plus sèches.

En cas de gêne importante, adaptez votre traitement avec l’avis d’un professionnel de santé.

Un risque encore élevé, mais une évolution à surveiller

La fin de semaine restera très chaude, avec une sécheresse qui continue de s’aggraver sur de nombreuses régions. À court terme, l’absence de pluie maintient un risque allergique élevé, faute de lessivage de l’air. Mais si la végétation continue de se dessécher, le risque lié aux graminées pourrait progressivement reculer dans les zones les plus touchées.

En revanche, d’autres pollens comme les urticacées ou l’armoise pourront prendre le relais localement. Le risque allergique ne disparaît donc pas avec la sécheresse, mais sa composition évolue au fil de l’été.

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