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Nouvelle canicule : le risque augmente pour la semaine prochaine
Après quelques jours de répit, une nouvelle poussée de chaleur se dessine sur la France entre mardi et jeudi prochain. Une masse d’air particulièrement chaude remonterait d’Espagne, avec un risque de 35 à 40°C dans plusieurs régions. Il reste encore trop tôt pour confirmer une quatrième canicule, mais le signal se renforce.
Une masse d’air brûlante remonterait d’Espagne
La hausse débuterait par le sud et l’ouest avant de gagner une grande partie du pays. À environ 1 500 mètres d’altitude, les températures pourraient atteindre 24 à 26°C, des valeurs caractéristiques d’une masse d’air exceptionnellement chaude pour la France.
Cette remontée serait favorisée par des hautes pressions s’étendant sur l’Europe occidentale, tandis qu’une dépression resterait présente sur l’Atlantique. Ce rapport de force pourrait établir un flux de sud à sud-ouest, jouant une nouvelle fois le rôle de « pompe à chaleur » depuis la péninsule Ibérique.
Jusqu’à 35 à 40°C entre mardi et jeudi ?
Au sol, les températures augmenteraient rapidement entre mardi et jeudi. Les 35°C pourraient être largement dépassés du sud-ouest aux régions centrales, avec des pointes proches de 38 à 40°C selon l’intensité et la trajectoire exactes de la masse d’air chaud. Le seuil des 30°C pourrait également être franchi jusque dans le nord.
À cette échéance, les écarts entre les modèles restent néanmoins importants. La durée de l’épisode, les températures nocturnes et l’étendue des régions concernées détermineront s’il s’agit d’un simple pic de chaleur ou d’une nouvelle canicule. Le terme de canicule ne peut donc pas encore être retenu, même si le risque est désormais en augmentation.
Une chaleur susceptible de se prolonger début août
La situation mérite d’autant plus d’attention que les tendances pour le début du mois d’août conservent un signal chaud. Si les hautes pressions résistent sur le continent, cette poussée pourrait se prolonger ou être rapidement suivie d’un nouvel épisode. À l’inverse, un flux océanique plus dynamique limiterait la durée et l’intensité de la chaleur.
Les prochaines actualisations permettront de préciser ce scénario. La principale incertitude concerne la capacité de l’air atlantique à progresser sur la France face à une masse d’air très chaude solidement installée sur l’Espagne.
Sécheresse, incendies et santé sous tension
Une nouvelle séquence très chaude aggraverait rapidement la sécheresse superficielle et le dessèchement de la végétation. Après plusieurs canicules et de nombreux incendies depuis le début de l’été, le risque de feu pourrait de nouveau devenir très élevé, voire extrême dans les régions exposées au vent. La chaleur et la sécheresse ont déjà favorisé plusieurs feux majeurs en France et en Espagne.
Sur le plan sanitaire, la répétition des épisodes constitue un facteur aggravant : les organismes, les logements et les services de soins disposent de peu de temps pour récupérer. Santé publique France avait déjà constaté une hausse marquée des recours aux urgences lors de l’épisode précoce de mai, puis de juin, tandis que les derniers bilans confirment l’impact sanitaire important des canicules de cet été.