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Retour de la chaleur à Paris et en Île-de-France : faut-il craindre une nouvelle canicule ?

Par Régis Crépet, météorologue
mis à jour le

Après un été 2026 exceptionnel, marqué par des canicules à répétition et des nuits parfois difficiles dans les appartements, le retour de la chaleur peut inquiéter. Mais en Île-de-France, l’épisode attendu en fin de semaine n’aura pas l’intensité ni la durée des fortes chaleurs estivales.

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Les températures devraient atteindre environ 30°C aux jours les plus chauds © La Chaine Météo

L'été n'est pas terminé. La région va connaître un épisode de temps chaud et ensoleillé. Cependant, cette séquence n'aura aucune commune mesure avec les vagues de chaleur connues cet été.

Une chaleur estivale de retour, mais sans canicule

Les températures vont progressivement augmenter à Paris et en Île-de-France sous l’effet d’un flux de sud à sud-ouest. La chaleur deviendra sensible en fin de semaine et ce week-end, mais la région restera à l’écart des températures extrêmes attendues dans le sud-ouest, où 35 à 39°C sont possibles. À ce stade, aucun nouvel épisode caniculaire comparable à ceux de juin et juillet ne se dessine en région parisienne.

Ces températures élevées restent néanmoins remarquables pour un début septembre. Paris peut encore connaître de fortes chaleurs à cette époque : le record mensuel atteint 36,2°C à Paris-Montsouris, le 7 septembre 1895. Le 9 septembre 2023, on avait relevé aussi deux jours de suite à 35°C, avec des nuits restant à 21,5°C. Un niveau qui montre que l’été peut encore faire de brèves incursions après la rentrée.

Des nuits plus longues qui facilitent le rafraîchissement

C’est une différence importante avec le cœur de l’été 2026. Début septembre, les nuits sont nettement plus longues qu’en juin et juillet : le soleil se couche plus tôt et se lève plus tard, laissant davantage de temps aux températures pour redescendre. Même si l’îlot de chaleur urbain maintient Paris plus chaud que sa périphérie, les logements devraient donc pouvoir davantage se rafraîchir la nuit qu’au plus fort des canicules estivales. Pour autant, la chaleur ne sera pas anodine dans les logements parisiens mal isolés ou ayant beaucoup accumulé de chaleur cet été : quelques après-midi chauds peuvent suffire à y faire remonter rapidement la température.

Après un été particulièrement éprouvant, ce retour de la chaleur doit donc être relativisé : il s’agit davantage d’un pic de chaleur de début septembre que d’une nouvelle canicule durable. Une baisse des températures est d’ailleurs envisagée par la suite.

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