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Incendies en Europe : plus de 600 000 hectares déjà brûlés en 2026
Avec près de 650 000 hectares parcourus par les incendies depuis janvier, 2026 fait partie des années les plus sévères en Europe. La France, l’Espagne et l’Italie figurent parmi les pays les plus touchés, après un été marqué par de longues périodes chaudes et sèches.
Une saison 2026 très au-dessus de la moyenne
Selon les dernières données du système européen EFFIS (1), 646 628 hectares ont brûlé dans l’Union européenne depuis le début de l’année, soit plus du double de la moyenne des vingt dernières années à cette période. Le bilan reste toutefois inférieur à celui de 2025, année record, qui approchait déjà le million d’hectares au 1er septembre. Les feux ont été particulièrement importants en Espagne, avec environ 295 000 hectares brûlés fin août, devant la France avec près de 96 000 hectares (2) et l’Italie avec 91 000 hectares.
Chaleur, sécheresse et vent : un cocktail favorable aux incendies
Si la majorité des départs de feu restent d’origine humaine, leur propagation dépend fortement des conditions météo. Les périodes prolongées de chaleur et de sécheresse ont fortement desséché la végétation cet été, tandis que le vent a parfois favorisé des propagations rapides. La France a ainsi connu en 2026 une saison particulièrement sévère, avec des surfaces brûlées très supérieures aux moyennes récentes.
À l’échelle européenne, la tendance des dernières années montre une forte variabilité d’une saison à l’autre plutôt qu’une hausse régulière : 2017 et 2022 avaient déjà été particulièrement destructrices, avant le record de 2025 avec plus d’un million d’hectares brûlés dans l’UE. L’OMS souligne néanmoins que le risque s’étend désormais ponctuellement vers des régions traditionnellement plus fraîches et humides, comme les îles Britanniques ou le sud de la Scandinavie, lorsque s’installent des périodes exceptionnellement sèches.
En France, 2026 dépasse très largement 2025
La France avait déjà connu une saison des feux difficile en 2025, avec environ 30 000 à 36 000 hectares brûlés, soit plus du double de la moyenne récente, et l’incendie exceptionnel de Ribaute dans l’Aude (11 133 ha). Mais 2026 se situe à un tout autre niveau : les autorités françaises comptabilisaient déjà 119 000 hectares brûlés fin juillet, dans un contexte de sécheresse généralisée et de canicules répétées. Selon Copernicus, qui utilise une méthodologie satellitaire différente, plus de 96 000 hectares avaient été parcourus par les incendies cet été, contre environ 14 000 ha par an en moyenne.
Note :
(1) OMS Europe (données incendies d’EFFIS/Copernicus,)
(2) les bilans diffèrent selon les sources et les méthodes de comptabilisation. Les autorités françaises faisaient état de près de 120 000 hectares de forêt et de végétation parcourus par les flammes dès la fin juillet 2026, à partir des remontées opérationnelles des incendies. Le système européen Copernicus/EFFIS, fondé sur la détection satellitaire des surfaces effectivement brûlées, en comptabilise environ 96 000 hectares fin août. Ces deux chiffres ne couvrent donc pas exactement le même périmètre et ne sont pas directement comparables.