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Première quinzaine de septembre : soleil, chaleur et sécheresse exceptionnelle

Par Cyrille Duchesne, météorologue
mis à jour le

Après un été 2026 déjà exceptionnellement chaud et sec, la première quinzaine de ce mois de septembre 2026 confirme cette tendance météo avec un excédent de température proche de +3°C, un excédent d'ensoleillement de +33% et un déficit de précipitations excédentaire de 80 %.

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Pourquoi cette première quinzaine de septembre a-t-elle été si chaude ?

La chaleur a largement dominé, malgré un bref rafraîchissement entre les 9 et 11 septembre. L’indicateur thermique national a culminé à 24,6 °C le 7 septembre, avant de descendre à seulement 17,1 °C le 10, puis de repartir rapidement à la hausse. Cette première quinzaine de septembre 2026 arrive en 5ème position des débuts septembre les plus chauds après 2023,2016,1949 et 2022.

Evolution de l'indicateur thermique national ce début septembre 2026 © La Chaine Météo

Le premier épisode de forte chaleur, entre le 3 et le 8 septembre, a été particulièrement remarquable dans le sud. Si l'on ne peut parler de vague de chaleur à l'échelle nationale, on peut en parler pour l'Occitanie avec plusieurs départements en alerte canicule de niveau orange. Des températures supérieures à 35 °C ont été généralisées et le seuil de 40 °C a même été franchi localement. De très nombreux records de chaleur ont été battus. À Perpignan, 39,4 °C ont été mesurés le 5 septembre, pulvérisant l’ancien record mensuel de la station de 35,9°C.

Après quelques journées plus fraîches, l’anticyclone s’est rapidement réinstallé et une nouvelle remontée d’air subtropical a provoqué un nouveau pic de forte chaleur les 14 et 15 septembre, avec 35 à 36 °C dans le Sud-Ouest et 32-33 °C jusqu'en Île-de-France et en Champagne-Ardennes.

Pourquoi a-t-il si peu plu en France ?

C’est l’autre fait marquant de cette première quinzaine : avec environ 80 % de déficit à l’échelle nationale, les pluies ont été particulièrement rares. Certaines régions n’ont reçu que quelques millimètres en deux semaines.

Une première quinzaine de septembre très sèche © La Chaine Météo

Les précipitations ont été inférieures à 5 mm sur de très nombreuses villes et régions alors que la moyenne d'une première quinzaine de septembre fluctue entre 25 et 40 mm.

Des pluies insignifiantes ce début septembre © La Chaine Météo

Les passages perturbés ont surtout apporté des pluies faibles ou très localisées, insuffisantes pour compenser plusieurs mois de sécheresse. Les sols superficiels ont ainsi atteint à la mi-septembre un niveau de sécheresse inédit à cette période de l’année.

Anticyclone, soleil et chaleur : pourquoi ce scénario persiste-t-il ?

Cette situation s’explique par la récurrence des hautes pressions sur l’Europe occidentale. Les ondulations du courant-jet favorisent régulièrement la formation de dorsales anticycloniques sur la France, repoussant les perturbations atlantiques vers le nord de l’Europe.

Ce régime a également favorisé un ensoleillement supérieur de 33 % à la normale, renforçant encore l’assèchement des sols. Après un été 2026 déjà marqué par près de 40 % de déficit pluviométrique et une chaleur record, cette première quinzaine de septembre n’a donc apporté aucun répit.

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