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Chaleur : pourquoi désormais le risque de canicule est écarté ?
La semaine prochaine s’annonce remarquablement belle, sèche et chaude pour une fin septembre. Malgré des températures proches de 30°C presque quotidiennement dans le sud, les nuits fraîches empêcheront cependant d’atteindre les critères d’une véritable vague de chaleur.
Le blocage anticyclonique se verrouille : quelles conséquences ?
Les hautes pressions vont rester solidement installées sur la France et l’Europe occidentale, bloquant les perturbations atlantiques. Soleil, temps sec et températures supérieures aux normales domineront ainsi pratiquement toute la semaine. Dans le sud, les maximales atteindront régulièrement 27 à 30°C, localement davantage, tandis qu’au nord le vent d’est maintiendra une chaleur beaucoup plus modérée. Ces valeurs resteront a priori loin des grands épisodes historiques : en septembre 1987, on avait encore relevé 38°C à Auch, 37°C à Bordeaux et près de 37°C à Clermont-Ferrand.
Le principal fait marquant sera surtout la poursuite de la sécheresse. Après une première quinzaine de septembre déficitaire d’environ 80 % en précipitations, les sols ont atteint un niveau de sécheresse encore jamais observé à cette période dans de nombreux départements. Sans pluie significative la semaine prochaine, cette situation va encore s’aggraver et entretenir un danger d’incendies parfois élevé, notamment près de la Méditerranée.
Pourquoi les nuits fraîches empêchent-elles une vague de chaleur ?
Pour parler de vague de chaleur à l’échelle nationale, l’indicateur thermique français doit atteindre 25,3°C au moins une journée et rester à 23,4°C ou davantage pendant au moins trois jours. Or, malgré des après-midi très chauds au sud, ces seuils ne devraient pas être atteints.
En cause : des nuits désormais longues, un air sec et un ciel souvent dégagé qui favorisent fortement le rayonnement nocturne. Les températures pourront ainsi tomber entre 5 et 10°C dans certaines campagnes avant de gagner près de 20°C l’après-midi.
Ces matinées fraîches, associées à une chaleur beaucoup plus modérée au nord, feront baisser la moyenne nationale. Et sans nuits durablement chaudes, le risque de canicule restera également très faible : celle-ci nécessite des températures élevées de jour comme de nuit pendant plusieurs jours, selon des seuils propres à chaque département.
Une chaleur donc durable et remarquable par sa date, surtout dans le sud, mais sans commune mesure avec les canicules de l’été.