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Covid-19 : pourquoi les cas repartent à la hausse alors qu'il fait encore chaud ?

Par Régis Crépet, météorologue
mis à jour le

Le Covid-19 repart à la hausse en France en cette fin septembre, dans un contexte plus général de reprise des infections respiratoires.

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Le Covid-19 repart nettement à la hausse en France en cette fin septembre, même si les niveaux restent inférieurs à ceux des années précédentes. © Image d'illustration @Adobe Stock

Entre le 14 et le 20 septembre, les passages aux urgences pour suspicion de Covid ont augmenté de 67 % chez les adultes et les consultations SOS Médecins de 76 %, tout en restant à des niveaux inférieurs aux années précédentes.

Cette hausse intervient pourtant alors que la France connaît encore des températures souvent estivales : le froid n’en est donc pas la cause directe.

La météo peut néanmoins jouer un rôle secondaire : plusieurs études montrent que le SARS-CoV-2 se transmet globalement un peu mieux lorsque température et humidité diminuent, mais cet effet reste loin d’expliquer à lui seul les variations épidémiques.

Le retour de septembre correspond surtout à une forte reprise des interactions sociales : écoles, bureaux, transports en commun et activités en intérieur.

La rentrée favorise mécaniquement davantage de contacts rapprochés et prolongés, même si les études ne montrent pas que l’école, prise isolément, soit systématiquement responsable d’une hausse de la transmission.

La circulation du virus dépend aussi du niveau d’immunité de la population, du temps écoulé depuis les infections ou vaccinations précédentes et des variants en circulation.

S’ajoute enfin un effet saisonnier plus large : Santé publique France constate actuellement une hausse simultanée du Covid, de la grippe, des bronchites et d’autres infections ORL.

Le rôle de la météo reste donc assez limité

Le rebond actuel résulte donc probablement d’un ensemble de facteurs comportementaux, immunitaires et saisonniers.

La météo peut y contribuer progressivement à l’approche de l’automne, mais la chaleur actuelle montre qu’elle n’est clairement pas le moteur principal de cette reprise.

Les températures sont nettement supérieures aux normales et nettement plus élevées qu’à la même période l’an dernier. Le Covid circulait pourtant déjà à l’automne 2025, preuve que la température seule ne pilote pas les vagues épidémiques. La baisse prévue jeudi ramènera surtout les températures vers les normales, et il n'y a pas de coup de fraîcheur en vue : cela pourrait limiter légèrement l’effet sur la transmission, sans empêcher le virus de circuler si les contacts en lieux clos restent nombreux.

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