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El Niño : pourquoi le Pacifique connaît une forte activité cyclonique tandis que l’Atlantique reste calme
Le contraste est saisissant en cette saison cyclonique 2026 : le Pacifique oriental accumule les systèmes puissants tandis que l’Atlantique n’a toujours connu aucun ouragan. En toile de fond, El Niño joue un rôle important dans cette opposition entre les deux bassins.
Une activité cyclonique exceptionnelle dans le Pacifique
La NASA souligne l’activité remarquable du Pacifique nord-est et central cette année. Au 28 septembre, 20 tempêtes nommées et 9 ouragans avaient déjà été observés, contre respectivement 13,5 et 7,4 en moyenne sur la période 1991-2020 à cette date. Dans le seul Pacifique nord-est, l’énergie cyclonique accumulée, ou ACE, dépassait deux fois la normale. Cette saison est notamment marquée par plusieurs cyclones particulièrement puissants, dont Polo, qui a atteint la catégorie 5 fin septembre.
Le Pacifique reste très actif : Rachel, #ouragan de catégorie 3 au large du Mexique, et la tempête tropicale Nolo, près d’Hawaï, sont parfaitement visibles sur les images satellites. Un contraste saisissant avec l’Atlantique, toujours très calme. pic.twitter.com/ea31gYWFpu
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) October 2, 2026
À l’inverse, l’Atlantique reste remarquablement calme
Le contraste est particulièrement net avec l’Atlantique, où l’activité cyclonique reste très faible pour la saison. Début octobre, aucun ouragan ne s’y est encore formé, alors que le cœur statistique de la saison est normalement déjà passé. Cette opposition entre les deux bassins n’est pas inhabituelle lors des épisodes El Niño, même si d’autres facteurs atmosphériques et océaniques interviennent également.
El Niño renforce le contraste entre Pacifique et Atlantique
El Niño est désormais installé dans le Pacifique tropical et devrait encore se renforcer au cours des prochains mois. Dans le Pacifique nord-est, il favorise généralement l’activité cyclonique grâce à des eaux plus chaudes et à un cisaillement vertical du vent plus faible, deux conditions favorables à l’organisation et à l’intensification des cyclones. Dans l’Atlantique, il tend au contraire à renforcer ce cisaillement, ce qui limite le développement des tempêtes tropicales. El Niño n’explique donc pas chaque cyclone individuellement, mais il constitue cette année l’un des éléments clés pour comprendre le contraste spectaculaire entre un Pacifique très actif et un Atlantique particulièrement calme.